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Le village perché de Mirmande

Mirmande est situé à 32 km au sud de Valence , 21 km au nord de Montélimar. Situé dans un paysage de collines, Mirmande est un village perché typique de la Drôme.Village botanique avec ses plantes de rocaille, Mirmande compte parmi les 100 plus beaux villages de France.

Le nom vient de l’ancien français d’origine occitane mirmande (même étymologie que mirande) qui désignait une ville, un village ou une maison fortifiée. Appelé Mirmanda au XIIe siècle, Castrum Mirimandae au XIIIe siècle Mirimanda et Miremande au  XVIè siècle et enfin Mirmande au XVIIè siècle.

Mentionné dès 1238, le village est une ancienne propriété des Adhémar qui le cédèrent à l’évêque de Valence.Tout au long du Moyen Âge, un péage était établi à Mirmande sur le halage des navires remontant le Rhône, halage exclusivement humain jusqu’à la fin du XVè siècle. Au milieu du  XVIè siècle, le bourg se développe et un deuxième rempart, encore visible aujourd’hui, le délimite. Le XVIIè siècle voit le village s’agrandir hors les murs, mais c’est au XIXe siècle que Mirmande se développe avec la sériciculture (élevage du ver à soie) qui fait vivre près de 3 000 personnes.

Avec le déclin de cette économie, le village connaît des heures difficiles : le XXe siècle voit l’abandon et l’écroulement partiel de l’église Sainte-Foy. Par ailleurs, une loi exonérant d’impôts les maisons sans toit, de nombreux propriétaires qui ont quitté le village font découvrir les maisons qu’ils y possèdent encore, de sorte qu’elles tombent rapidement en ruine. Lorsqu’elles sont rachetées, le prix est fixé en fonction du nombre de tuiles restées sur le toit.

Le village de Mirmande a deux églises, une au sommet et une à son pied. Le cimetière se trouve, lui, à l’église du haut. Deux églises ont été construites car les paysans et moines qui vivaient dans la campagne aux alentours du village et non dans le village ne voulaient plus monter au sommet de Mirmande pour aller à la messe. L’église s’est donc dépeuplée, et on en a fait construire une autre tout en bas de Mirmande, tout en gardant celle du haut. Celle du bas est toujours en activité (mariages, baptêmes, messes…) et celle du haut accueille des artistes qui exposent leurs œuvres dans l’église (ça a été le cas de Marcelle River). Le village regorge aussi de belles maisons, mais aussi de vues extraordinaires (panorama, à côté de l’église du haut).

Personnalités liées à la commune

  • En 1924, le peintre  André Lhote découvre le village alors à peu près abandonné. La plupart des maisons sont en ruines. Lhote fait l’acquisition de l’une d’entre elles, encore en bon état, et vient tous les ans y installer une « académie d’été ». Il contribue à la renaissance et à la sauvegarde du village. Pendant l’occupation, de nombreux peintres, parmi lesquels on compte Marcelle River, Alexandre Garbell, Pierre Palué, trouvèrent refuge auprès d’André Lhote et Mirmande devint un lieu très vivant de création artistique contemporaine. En 1948, André Lhote réussira à faire inscrire l’église Sainte-Foy à l’inventaire des monuments historiques.
  • Guy Marandet Élève d’André Lhote, s’installe à Mirmande définitivement, (6 octobre 1917 – 14 février 2011).
  • Jules Goux, né le 6 avril 1885 à Valentigney (Doubs) et décédé le 6 mars 1965 dans sa maison à Mirmande (26), est un pilote automobile français. Il a participé à de nombreuses courses où il arriva souvent premier. En 1913, il devient le premier pilote européen à remporter -sur Peugeot L76- les 500 miles d’Indianapolis. Il travailla ensuite chez Peugeot comme ingénieur, puis chez Bugatti en fin de carrière. Il est arrivé à Mirmande en 1954 pour profiter d’une retraite bien méritée à l’âge de 70 ans. Une rue mirmandaise porte son nom paraît-il mais pas encore de plaque de rue.
  • Marcelle River quant à elle, s’installa à Mirmande définitivement et y habita près de 50 ans. Elle y est enterrée.
  • Haroun Tazzief, le célèbre volcanologue, fut le maire de Mirmande de 1979 à 1989. Sous son impulsion le village classé bénéficie d’une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysagé (ZPPAUP, la première publiée dans la Région Rhône-Alpes, en février 1989). De même, l’église Sainte-Foy est restaurée, inaugurée par Jack Lang, ministre de la Culture en juillet 1981. Depuis elle accueille l’été des expositions, concerts et colloques. Des extensions du site classé ont lieu en 1975 et 1976.

Les rues du village sont repavées, les réseaux électriques et téléphoniques mis en souterrain.

  • En 1998 Mirmande est admis dans l’association des » Plus beaux villages de France ». Le Verger du Charreyron au pied du village rassemble plus d’une centaine de genres, espèces et variétés d’arbres fruitiers sauvages de France. Dans la forêt de pins qui domine le village, un parcours de découverte de la flore de la forêt drômoise a été créé sous l’égide de l’ONF.

Galerie photos:

A propos de l'auteur

Jean-Pierre

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